Une créatrice italienne répond à nos questions.
-Bonjour Ilaria,
-Vous êtes italienne, vous vivez en Italie, et vous ouvrez une boutique sur Siandso ! Vous l’avez fait pour toucher la clientèle française ou parce que vous aimez la France ? Parlez un peu de votre parcours créatif.
-J’adore la France ! Dès que je peux je m’enfuis à Paris ou en Provence ! Il s’agit des lieux magiques où à chaque fois j’éprouve une insolite sensation du déjà-vu, de familiarité et de bonheur. Je n’avais jamais pensé d’ouvrir une boutique pour vendre mes créations, elles sont toujours nées du pur désir « de faire travailler mes mains » et comme des cadeaux pour les membres de ma famille et mes amis…mais un beau jour, grâce a Marie Claire Idées, une revue que je suis avec affection depuis beaucoup d’années, j’ai connu Siandso et j’ai essayé de me lancer avec curiosité dans cette nouvelle expérience !
-Vos créations sont naturelles : coquillage, fèves…Pourquoi ce choix des matières ?
-Les matériaux naturels ont sur moi un grand pouvoir. Leurs couleurs, leurs consistance, leur parfum ont le don de porter de la tranquillité et je crois qu’ils rendent la maison vraiment une maison ! J’aime les accoster à des objets qui ont une histoire à raconter, anciens, qui viennent de loin, en mesure de nous éloigner, même si pour un instant, avec la fantaisie.
-Avez-vous un atelier pour créer ?
-Oui, j’ai beaucoup de chance parce que je possède un coin qui est seulement à moi à l’intérieur de la maison où je m’entoure de tous les objets qui peuvent m’inspirer et je peux travailler en toute tranquillité. Pour les grands travaux j’ai même à disposition l’atelier et l’aide de mon fiancé !
-Comment l’idée de création nait ?
-Je suis psychologue, je travaille avec des patients avec des pathologies neurologiques et en particulier la maladie d’Alzheimer. C’est un travail extraordinaire, mais aussi très absorbant du point de vue émotif et cognitif. Lorsque j’ai quelques instants libres, après des journées passées à travailler « avec la tête », je sens très fort le besoin de créer, de construire avec mes mains. C’est quelque chose de très important pour moi et je cois que cela est fondamental aussi pour beaucoup de mes patients.
Les idées pour une création se trouvent partout. Ensuite, dans l’instant de la création, l’idée se modifie dans la rencontre avec la matière et elle en engendre d’autres. Parfois le problème est de les arrêter ! Ceci me porte à expérimenter continuellement de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux, en les mélangeant et en essayant de les regarder d’une nouvelle perspective.


Mighty useful. Make no mistake, I appiercate it.
Rédigé par : Diandra | 20/07/2011 à 13:19